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[le Conseil municipal][a la rencontre des Montréalais][Les Montréal de France][Montréal Info]
institutrice et directrice d’école à Montréal Montréal Info : C’est
votre première rentrée scolaire à Montréal, l’occasion de vous rencontrer et
vous présenter aux Montréalais… Anne Préfot :
Ma première rentrée à
Montréal, c’est vrai, mais en fait c’est ma troisième rentrée car j’ai assuré
plusieurs remplacements avant d’obtenir ce poste. M.I. Un poste fixe ? Anne Préfot A.P. Oui, tout à fait,
c’est une affectation pour laquelle j’ai postulé… et que j’ai obtenue !
Mon désir a toujours été d’enseigner dans un village. Originaire de Côte d’Or,
je suis heureuse de demeurer ainsi dans la région. M.I. Comment
avez-vous été accueillie, à la fois par les enfants et par les parents ? A.P. Très bien. Les
élèves étaient heureux d’avoir une maîtresse à l’année. Quant aux parents, la
communication a été immédiate, et ils savent que la porte leur est toujours
ouverte. M.I. Vous
avez donc une seule classe, avec dix-huit élèves… A.P. Oui, mais avec
trois niveaux différents : dix enfants sont en CE 2, 3 en CM 1 et 5 en CM
2. Ce sont des élèves dont je suis contente. Les plus jeunes, au cours
élémentaire 2, sont très volontaires. Quant aux deux niveaux du cours moyen, ce
sont des élèves participatifs. M.I. Ce ne
doit pas être évident pour un enseignant d’avoir trois niveaux
différents ? A.P. En effet, surtout que rien dans la formation des maîtres ne nous y prépare ! Mais moi j’apprécie beaucoup car je considère que pédagogiquement c’est un plus. Cela développe l’autonomie de l’enfant et son sens de l’entraide. Cela le responsabilise et le stimule. Cela permet aussi de vérifier les acquis dans la mesure où l’élève est souvent dans la situation où il explique ce qu’il a compris. Paradoxalement, cela me permet d’être aussi plus exigeante, de pousser les enfants chaque fois que je le sens possible. M.I. A 24
ans, vous cumulez aussi le poste de Directrice d’Ecole, c’est-à-dire la
responsabilité administrative de l’école de
Montréal ? A.P. C’est en fait
surtout une grosse responsabilité puisqu’à ce titre j’assume en effet la
responsabilité entière au niveau administratif. Je suis ainsi l’Interlocuteur
de l’Inspection Académique en ce qui concerne les parents et le ou les autres
enseignants. M.I. Vos
horaires, semble-t-il, sont assez « extensibles ». A.P. Oui, bien sûr,
c’est vrai que je ne compte pas mon temps, et qu’étant quelqu’un de
« carré », j’aime que tout soit au point. Comme vous vous en doutez,
trois niveaux, cela demande… trois fois plus de préparation ! Et puis je
corrige absolument tout, et ça, ça prend beaucoup de temps… Je savais, dès le collège, que je voulais devenir
institutrice. Après une licence de Sciences de l’Education à Dijon et deux ans
de formation à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres à Auxerre, et
bien je peux dire que je réalise mon projet professionnel… M.I. Un
projet particulier avec vos élèves pour l’année en cours ? A.P. Il y en a
plusieurs, mais je peux déjà vous dire que nous poursuivons la correspondance
avec Montréal de l’Ain. Cette année c’est à notre tour de nous déplacer, et
nous sommes en train d’organiser un voyage sur deux jours, car sur une seule
journée, on passe plus de temps dans le car que sur place ! M.I. Et
avant cela, il y aura la réinstallation dans l’école rénovée ? A.P. Oui, et les élèves
préparent, à cette occasion, une petite surprise… Alors rendez-vous pour
l’inauguration !!
juin 2008 -Rencontre avec Nicolas Monnot Bonjour Nicolas, Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Vous êtes un vrai Montréalais ? Oui j’ai toujours habité Montréal chez mes parents. C’est la même chose pour mon père Pierre, et mon grand père André Monnot. Aussi bien l’un que l’autre s’y sont mariés, et n’ont jamais eut l’idée de quitter le village. Ma mère et ma grand mère sont également de la région et je ne pense pas qu’elles regrettent de vivre ici. Vous venez de nous dire : "j’ai toujours habité chez mes parents" n’avez vous pas l’intention de prendre votre indépendance. ? Qu’entendez vous prendre mon indépendance ? Si j’habite actuellement chez mes parents c’est un choix bien réfléchi, car je viens d’acheter une maison à Montréal, qui nous permettra soit d’agrandir la leur, soit d’habiter chez moi. Est-ce vraiment un choix ? Certainement, je suis très heureux d’avoir pu envisager de rester à Montréal, de pouvoir m’y installer comme je le veux. La grande pièce est déjà aménagée en salle de jeux . Les copains et les amis de tout age viennent de temps en temps faire une partie de billard. Vous semblez heureux de vivre ? Bien sur, je travaille depuis maintenant cinq ans dans le groupe Schiever à Avallon, les horaires ne sont pas toujours faciles, surtout en hiver lorsqu’il faut se lever à 3 ou 4 heures du matin. Mais cela a aussi des avantages, ces semaines là, j’ai les après midi de libre et alors, je peux selon la saison aller au bois avec mon Père, mais surtout à la pêche. Qu’entendez vous par aller au bois ? Tous les ans avec mon Père nous prenons « un canton » c’est à dire une parcelle de bois, qui nous est concédée par son propriétaire. Nous en coupons les arbres qui deviennent ainsi notre propriété et qui dans la majorité des cas seront utilisés comme bois de chauffage. Cela permet un entretien de la foret, car en même temps nous débroussaillons . Nous respectons la nature et laissons les petits arbres qui pourront ainsi grossir et seront coupés dans quelques années. Et la pêche alors ? C’est vraiment un plaisir, c’est pour moi une réelle détente lorsque je suis à la rivière, je suis tranquille, personne ne vient me déranger, j’aime lancer mes gaules,Vous savez j’attrape régulièrement des brochets. Merci de nous avoir reçus, et….Bonne pêche.
Juin 2007 - Stéphanie et David Prost Bonjour et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Vous habitez avec Sarah et Matthieu vos deux enfants dans la plus ancienne maison du village. Est-ce un choix bien réfléchi ? Stéphanie : Oui tout a fait, j’ai toujours habité à Montréal avec mes parents rue d’Avallon et j’ai tout fait pour y rester, je ne me voyais pas habiter ailleurs. Après avoir fini mes études et connu David, j’ai dans un premier temps cherché du travail sur Avallon pour ne pas m’éloigner, et dès que j’ai trouvé un emploi, nous avons eu avec David la chance que les anciens propriétaires de la maison nous louent le logement du 20 Grande Rue. Lorsqu’ils ont quitté Montréal c’est tout naturellement qu’ils nous ont proposé de nous vendre celle où nous habitons maintenant (18 grande Rue) et nous en sommes très heureux. Nous sommes fiers d’habiter une si belle et si ancienne maison. Nous n’avons pas de jardin, mais notre jardin c’est la nature tout autour de Montréal. Maintenant vous avez deux enfants, vous travaillez tous les deux à
Avallon, cela n’est-il pas trop difficile à gérer ? Stéphanie : Oui, depuis quelques semaines je retravaille à temps plein. Les enfants vont à l’école maternelle de Périgny où tout est bien organisé pour les enfants grâce au transport par le « petit car rouge ». Je rentre déjeuner le midi, Avallon ce n’est pas si loin, et puis Maman les garde un petit quart d’heure en attendant mon retour, quant au soir c’est David qui s’en occupe en raison de ses horaires décalés. On ne vous voit pas beaucoup dans les manifestations organisées par les
associations montréalaises ? C’est vrai, mais les enfants sont
encore petits et nous passons beaucoup de temps avec eux. Lorsque le temps le
permet nous allons en pique nique, au terrain de détente, sur le terre plein face
à
Oh oui, Il y a beaucoup de convivialité, d’amitié, d’entraide avec nos voisins, nous essayons de rendre service aux personnes qui n’ont pas de voiture, en leur faisant quelques courses, David : Je garde les chiens lorsque leurs maîtres doivent s’absenter, je donne aussi un coup de main pour le jardin. Sarah et Matthieu sont chez eux à Montréal, la grande rue c’est un peu leur famille, et pour nous l’âme du village. Sarah apprend le piano chez Mr Battye elle en est très fière. Stéphanie, David, Sarah, Matthieu devant leur maison Comment voulez vous, avec tout cela que nous ne soyons pas heureux de vivre et d’habiter Montréal !
Novembre 2006 Bonjour Maya et Emmanuel Gascard Cela fait maintenant 6 ans,
Emmanuel, que vous êtes installé à Montréal, puis vous vous y êtes marié et
avec Maya votre épouse vous avez une petite Elise qui a maintenant 3 ans. Pouvez vous nous dire quelles ont
été les raisons de votre décision ? Ce qui m’a décidé c’est bien entendu le cadre de vie et l’opportunité qui m’a permis de reprendre la maison de mes grand parents Bécard. Et en 2005 que s’est il passé ? Nous avons créé avec Maya mon
épouse, c’est surtout elle d’ailleurs, Quels sont vos champs d’action ? Nous sommes présents sur de nombreux salons dans la région afin d’expliquer et sensibiliser les dangers qui existent à utiliser trop de produits et matériaux à base chimique. Je participe également à des journées d’information et de formation à l’attention des particuliers et des artisans qui veulent faire de « l’éco construction » Je fais partie de l’association Arthema, créée il y a quelques temps et qui regroupe un réseau d’artisans soucieux du respect du bâti et de l’environnement, et par laquelle nous avons obtenu de nombreux chantiers. Lorsque des particuliers ou des
artisans me le demandent, c’est bien volontiers que je me déplace pour donner
des informations et des conseils en construction et rénovation écologique. Où avons-nous la possibilité de voir vos réalisations dans ce domaine ? Déjà ici, au magasin d’exposition et de vente, 30 rue de Montbard, mais aussi à Montréal et dans les environs, chez des particuliers, pour des travaux de rénovation à plus ou moins grande échelle.
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